• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Le plus célèbre champignon symbiotique livre ses secrets

Après 10 années de travaux, le consortium international, coordonné par l’Inra et impliquant le CNRS, et les Universités de Lorraine, Toulouse III - Paul Sabatier et d’Aix-Marseille, le Joint Genome Institute (JGI) et l’Oak Ridge National Laboratory (ORNL) du Département de l’Energie américain, ainsi que des membres du pôle IPM (Mécanisme et Gestion des interactions plantes microorganismes) de l’UMR Agroécologie à Dijon, a séquencé et décrypté la quasi-totalité du génome du plus ancien champignon symbiotique Rhizophagus irregularis

Racine fine d'arbre mycorhizée. On voit le manteau fongique formé d'un feutrage de filaments, d'où émanent des mèches de mycélium exploitant le sol à distance. © GARBAYE Jean
Mis à jour le 22/01/2014
Publié le 02/12/2013

L’étude du génome de Rhizophagus(ou Glomus) apporte des informations nouvelles sur les mécanismes génétiques  nécessaires à la mise en place d’une symbiose mycorhizienne équilibrée profitant aux deux partenaires. Elle révèle que ce champignon endomycorhizien a perdu toutes les enzymes permettant de dégrader la lignine et la cellulose accumulée dans le sol ; il dépend totalement de sa plante-hôte pour subvenir à ses besoins en sucres et énergie ; c’est un symbiote obligatoire. En contrepartie, il dispose d’un incroyable répertoire de gènes de communication et de signalisation utilisé afin de dialoguer avec ses différentes plantes hôtes. Il possède également un système d’absorption et de transport des éléments minéraux très efficace. Ces travaux s’inscrivent dans un programme ambitieux, mené en collaboration étroite avec le JGI et l’ORNL, visant à caractériser les centaines de microbes bactériens et fongiques – le microbiome – d'un arbre modèle, le Peuplier. 

Le séquençage complet du génome permet ensuite de pouvoir identifier plus facilement des gènes fonctionnellement intéressants. On peut imaginer à moyen terme de pouvoir mieux utiliser ces symbioses, pour des projets rentrant dans le cadre de l’agroécologie.

 

Contact scientifique : Francis MARTIN, UMR Interactions Arbres/Micro-organismes, Centre Inra de Nancy

Contact local : Diederik van TUINEN, UMR Agroécologie, INRA Dijon

 

Lire le communiqué de presse :

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Le-plus-celebre-champignon-symbiotique-livre-ses-secrets

 

Référence de l'article :

The genome of an arbuscular mycorrhizal fungus provides insights into the oldest plant symbiosis. Proc Ntl Acad Sci – online Early Edition 25 novembre 2013

 Emilie Tisserant1, Mathilde Malbreil2, Alan Kuo3, Annegret Kohler1, Aikaterini Symeonidi4, Raffaella Balestrini5, Philippe Charron6, Nina Duensing7, Nicolas Frei dit Frey2, Vivienne Gianinazzi-Pearson8, Betty Gilbert2, Yoshihiro Handa9, Josh Herr1, Mohamed Hijri10, Raman Koul11, Masayoshi Kawaguchiy, Franziska Krajinski7, Peter Lammers11, Frederic G. Masclaux12,13, Claude Murat1, Emmanuelle Morin1, Steve Ndikumana6, Marco Pagni13, Denis Petitpierre1, Natalia Requena14, Pawel Rosikiewicz12, Rohan Riley6, Katsuharu Saito15, Hélène San Clemente2, Harris Shapiro3, Diederik van Tuinen8, Guillaume Bécard2, Paola Bonfante5, Uta Paszkowski16, Yair Shachar-Hill17, Gerald A. Tuskan18, J. Peter W. Young19, Ian R. Sanders12, Bernard Henrissat20,21,22, Stefan A. Rensing4, Igor V. Grigoriev3, Nicolas Corradi6, Christophe Roux2 and Francis Martin1