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Gaz à effet de serre : un nouveau groupe de microorganismes du sol lié à leur élimination

L’oxyde nitreux est un puissant gaz à effet de serre également responsable de la destruction  de la couche d’ozone. Des chercheurs de l’Inra de Dijon ont montré que la capacité des sols à éliminer ce gaz peut être principalement expliquée par la diversité et l’abondance d’un nouveau groupe de microorganismes, méconnu jusqu'à récemment, capable de le réduire en azote atmosphérique. Ces résultats publiés dans la revue Nature Climate Change soulignent l’importance de la diversité microbienne dans le fonctionnement des sols et pour les services qu’ils délivrent

Une motte de terre est un sysytème complexe vivant présentant des habitats imbriqués pour la microflore et la faune du sol.. © Inra, PIRON Denis
Mis à jour le 21/10/2014
Publié le 27/08/2014

Les chercheurs de l’Inra, en collaboration des collègues suédois et irlandais, ont analysé 47 sols prélevés à travers l’Europe, et mis en évidence de très grandes différences entre sols au niveau de leurs capacités à éliminer le N2O. Contrairement aux autres gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4), cette capacité des sols à éliminer le N2O et donc à agir comme des puits aussi pour ce gaz à effet de serre a été très peu étudié.

Les travaux montrent que cette variabilité est liée à un nouveau groupe de microorganismes consommant le N2O. Ces microorganismes avaient été identifiés par les mêmes chercheurs en 2013 et n’avaient jamais été pris en compte jusqu'à présent dans les études visant à comprendre les émissions d'oxyde nitreux. Ces nouveaux résultats indiquent clairement que la diversité mais aussi l’abondance de ce nouveau groupe de microorganismes sont importantes pour la capacité des sols à éliminer ce gaz.

Ce travail a également permis de commencer à caractériser les propriétés physico-chimiques des sols favorables au développement de ces microorganismes. Grâce à une approche de métagénomique et l’analyse de plusieurs centaines de milliers de séquences d’ADN, les chercheurs ont aussi identifié plusieurs groupes de microorganismes susceptibles d’être des bioindicateurs de la capacité des sols européens à transformer le N2O en N2.

Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du projet européen EcoFINDERS,  avec le soutien de la Région Bourgogne et de l’Ambassade de France en Irlande.

 

Contact : Laurent PHILIPOT, UMR Agroécologie, laurent.philippot[at]dijon.inra.fr

Le communiqué de presse national : http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Gaz-a-effet-de-serre-un-nouveau-groupe-de-microorganismes-du-sol-lie-a-leur-elimination