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70 ans de recherches agronomiques en Bourgogne Franche-Comté

L’Inra de Dijon, des origines à 2016

. © Inra
Mis à jour le 05/01/2016
Publié le 04/01/2016
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Pour situer les origines du Centre de Dijon, il faut remonter près de 800 ans en arrière. En effet, c’est à la fin du 12è siècle que les religieux de l’ordre de Grandmont, attirés par le renom de piété et de générosité du duc de Bourgogne, s’étaient installés dans la forêt d’Epoisses. Les moines édifièrent, grâce à la prospérité du prieuré, les bâtiments d’un monastère dont il nous reste encore aujourd’hui la salle du chapître. Après la suppression de l’ordre de Grandmont en 1770, les biens du prieuré furent vendus comme biens nationaux sous la Révolution et la plupart des bâtiments furent détruits à cette époque.

La ferme d’Epoisses allait connaître une seconde ère de prospérité lorsqu’en 1930, la compagnie des chemins de fer PLM en fit l’acquisition et la transforma en ferme expérimentale. Dès cette date, la PLM y créa une station d’amélioration des plantes, en liaison avec l’IRA (ou Institut des recherches agronomiques, rassemblant diverses stations, avant la création de l’Inra). Grâce à leurs travaux, de nombreux chercheurs allaient faire le renom de ces lieux, repris par l’Inra par la suite. Notamment il convient de rendre hommage à deux des anciens directeurs généraux de l’Inra : Charles Crépin, premier directeur général de l’Inra en 1946, et Jean Bustaret, illustres scientifiques et directeurs, tous deux passés par la station d’Epoisses.

Pendant que la ferme d’Epoisses sombrait un moment dans l’oubli, le département de la Côte d’Or avait compris l’intérêt d’assurer le développement de son agriculture et de s’en donner les moyens. La première initiative remonte à 1874, quand fut créée la « station agronomique de Dijon » ; ce fut d’abord un laboratoire d’analyses de terre et de produits alimentaires, ainsi qu’un laboratoire de la répression des fraudes. Il devint partie intégrante de l’Inra en 1946. Installée à l’origine à proximité du Centre-ville, rue Victor Hugo, la station d’agronomie fut transférée en 1962 rue Sully, à proximité du campus universitaire de Montmuzard. Cette station donnera naissance plus tard à Dijon aux sciences du sol, à la microbiologie du sol, à l’agronomie, à la malherbologie, à l’amélioration des plantes. Une seconde initiative devait aboutir à la fondation de la station œnologique de Bourgogne en 1900 à Beaune. La station, rattachée d’abord à l’IRA en 1933 fut également intégrée à l’Inra en 1946.

Enfin, dans le département du Jura, une fromagerie expérimentale était mise en service en 1891 à côté de Poligny pour les besoins de formation des élèves de l’Ecole nationale d’industrie laitière. C’est en 1936 que le ministère de l’agriculture fit construire les bâtiments actuels de l’école et de la nouvelle station d’expérimentation laitière, dont la mission était d’améliorer la technologie de la production fromagère locale.

Le centre de recherches de Dijon s’est développé ensuite essentiellement autour de deux pôles géographiques principaux : rue Sully, à proximité de la station d’agronomie, et au Domaine d’Epoisses, là où s’était installée la station d’amélioration des plantes. C’est au cours des années 1970 que le centre s’agrandit rapidement, avec l’arrivée par vagues successives d’équipes venant de Versailles et de Jouy, et avec des constructions importantes en termes de laboratoires sur les deux implantations (voir photo ci-dessous). On trouvait alors à Epoisses l’amélioration des plantes, la malherbologie, la physiopathologie végétale ; rue Sully la technologie des produits végétaux, la faune et la flore du sol, la microbiologie des sols, la station de recherche sur la qualité des aliments de l’homme.

Dans les années 1980, la station œnologique de Beaune fut fermée et le personnel transféré rue Sully, alors que se développait sur ce site les recherches sur les arômes et la qualité des aliments.

Une nouvelle phase fut entamée après 2000 avec l’extension des recherches sur le goût et les aromes, puis l’intégration de toutes les équipes de Bretenière rue Sully, avec la création de nouveaux bâtiments. Une période de structuration intense autour de 3 thématiques actuelles, axées sur lesterritoires, l’agroécologie, le goût et l’alimentation, et qui sont au cœur des préoccupations de la société. Doté d’outils d’expérimentation originaux et de plateformes performantes, le site de Dijon fait équipe aujourd’hui avec ses partenaires régionaux dans un campus innovant, avec un ancrage dans les stratégies nationales et des partenariats pour favoriser les dynamiques à différentes échelles : régionales, nationales et internationales, dans une ville où se multiplie les projets d’aménagement et de développement, comme le tram, au carrefour des lignes TGV. Un des huit pôles nationaux de compétences en matière de recherche et d’enseignement supérieur agronomique en France a vu le jour à Dijon. Le pôle de compétitivité VITAGORA, dont l’action dynamise le tissu agroalimentaire régional, vient compléter le dispositif des régions Bourgogne et Franche-Comté.

 

 Télécharger la brochure sur l'histoire du Centre de Dijon :

Histoire du Centre Inra de Dijon

 

Domaine d'Epoisses en 1956. © inra, Inra Dijon
Domaine d'Epoisses en 1956 © inra, Inra Dijon