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L’intérêt des légumineuses en agroécologie

Cette famille de plante recèle de multiples qualités et atouts pour l'agriculture (réduction des intrants, rotations culturales, alimentation animale et humaine) qui en font un outil de choix en agroécologie

. © Inra
Mis à jour le 16/04/2015
Publié le 16/04/2015

Les légumineuses (parmi lesquelles le pois, la féverole, le soja, le lupin, la luzerne, les trèfles,…) sont une famille de plantes qui ont la capacité d’établir sur leurs racines des symbioses avec des microorganismes du sol. L’association qu’elles établissent avec des bactéries du genre rhizobium au sein de nodules, leur permet d’utiliser l’azote atmosphérique, évitant ainsi le recours aux engrais azotés pour leur développement.  Leur association mycorhizienne à arbuscules avec des champignons du sol, leur facilite l’acquisition d’eau et de nutriments (notamment le phosphore) et participe à la protection de la plante à l’égard de certains pathogènes racinaires. Utilisées dans les rotations ou les associations d’espèces, elles sont sources de réduction des intrants. Leur utilisation comme couvert végétal permettant de limiter le développement des adventices et d’enrichir le sol  en fait un levier pour le développement de systèmes de culture innovants. De plus, leur richesse en protéines leur confère un intérêt certain pour l’alimentation animale et humaine.

Les projets menés par l’UMR Agroécologie, centre de référence en la matière, notamment dans le cadre du  Programme d’Investissement d’Avenir PeaMUST et du programme européen LEGATO, visent à sélectionner de nouvelles variétés au rendement plus élevé et plus stable, et capables d’optimiser  le fonctionnement des symbioses avec les microorganismes du sol. L’enjeu est de les rendre compétitives économiquement face aux autres grandes cultures afin d’augmenter leur surface cultivée.

En Région Bourgogne une forte dynamique de recherche est déjà en place autour du thème des protéines végétales et de  leur valorisation, constituant une source potentielle de développement durable pour la Région Bourgogne. L’Inra de Dijon est ainsi engagé aux cotés du Conseil Régional dans un programme Pour et Sur le Développement Régional visant à (i) construire des réseaux d’acteurs des filières en incluant amont et aval, participant ainsi à de nouveaux modes d’organisation sources de dynamiques territoriales, (ii) détecter les innovations et les co-évaluer entre acteurs selon des critères économiques, environnementaux et biotechniques, (iii) développer la communication sur des résultats et des références partagées, (iv) proposer une valorisation des résultats acquis par les filières.

 

. © Inra, UMR Agroécologie
© Inra, UMR Agroécologie