L'ambroisie sous surveillance - L'observatoire de l'ambroisie
L’envahissement progressif du territoire français par l’ambroisie constitue à la fois une préoccupation de santé publique et une menace agricole en compromettant le rendement des cultures. L’Observatoire de l’ambroisie a été lancé le 21 juillet 2011 avec pour objectifs de répertorier l'information et coordonner les actions de lutte contre cette plante hautement allergisante qui envahit friches et cultures. La progression de l’ambroisie est liée à de nombreux facteurs et son aptitude à occuper des milieux très variés complique son contrôle.
L’activité de l’Observatoire permettra d’améliorer et de coordonner :
- la connaissance de l'ambroisie, notamment ses effets sur la santé et les milieux,
- les actions de prévention, de lutte durable, de formation et d'information menées sur l'ensemble du territoire national (et dans d'autres pays),
- les travaux et projets de recherche.
Le pilotage de cet observatoire associe les ministères chargés de la Santé, de l’Agriculture et du Développement durable et les parties prenantes concernées par la présence de l’ambroisie. Bruno Chauvel, chercheur au sein de l’unité Biologie et gestion des adventices (BGA) à l’Inra de Dijon et Quentin Martinez, recruté à plein temps sur le projet, sont chargés de son animation. Un site web à destination d'un public large permet de s'informer de façon approfondie sur le sujet.
Même si la biodiversité reste un processus complexe mal connu, les recherches récentes montrent son rôle actif dans le maintien des équilibres écologiques et économiques. Les relations entre agriculture et biodiversité constituent une thématique de recherche actuelle.
On trouve les mauvaises herbes ou adventices dans tous les milieux gérés par l’homme. Atteignant des densités étonnantes si on ne réussit pas à les contenir, elles affectent le développement des cultures et génèrent des pertes de récolte importantes. Chaque hectare cultivé héberge en moyenne 50 millions de semences enfouies dans le sol, presque la population française dans chaque hectare. A l’opposé, du fait de l’efficacité des pratiques culturales de notre agriculture moderne, certaines sont devenues rares ou sont actuellement en voie d’extinction. Or on sait qu’elles ont aussi un rôle fonctionnel important dans les écosystèmes.
Réalisée conjointement entre l'INRA et le Museum de Dijon, l'exposition a été présentée au public dans le Jardin des sciences de Dijon au printemps 2011. Une version itinérante existe et peut être empruntée : contact
L'experimentarium
C'est un programme de rencontres piloté par l'Université de Bourgogne entre le grand public et des jeunes chercheurs travaillant sur des thématiques variées et d'horizons divers (certains sont à l'INRA). Autour d'expériences ou d'objets de leur quotidien, les chercheurs dialoguent avec des petits groupes de visiteurs.
Une part importante des recherches menées à l'INRA sur les préférences alimentaires porte sur la compréhension des comportements alimentaires des enfants.
Une étude menée à l’échelle de la Côte d’Or a permis de comparer les communautés d’adventices entre deux périodes espacées de 30 ans. On note une réduction importante de biodiversité.
Le réseau de mesure de la qualité des sols (RMQS) mis en place depuis 2002 constitue un cadre national pour l’observation de l’évolution de la qualité des sols, et notamment de la biodiversité microbi
L'ambroisie est considérée comme espèce envahissante dans de nombreux pays européens. Elle pose d'importants problèmes de santé publique à cause de son pollen allergisant.
Mise en place du phénomène de biodégradation accélérée par adaptation de la microflore tellurique, suite à l'application répétée de produits phytosanitaires.
La conservation de la diversité biologique est indispensable pour l'amélioration des variétés cultivées. A Dijon, un conservatoire pour le pois, le lupin, la féverole a été créé.