...Une étude menée à l’échelle de la Côte d’Or a permis sur un ensemble de 158 parcelles, de comparer les communautés d’adventices à partir de relevés de flores réalisés au cours soit d’une première période comprise entre 1968 et 1976 soit au cours d’un suivi plus récent de relevés réalisés en 2005 et 2006.
Le premier constat est une chute importante de la diversité floristique à l’échelle de la communauté entre les deux périodes. Le nombre d’espèces observées par parcelle a diminué de 44 % passant en moyenne de 16,6 à 9,3. Toutes espèces confondues, le nombre d’adventices par m² a chuté de 67 %, en passant de 61,5 à 20,2 en moyenne.
La composition de la flore est également fortement modifiée. Sur l’ensemble des deux campagnes de relevés, 222 espèces ont été détectées, ce qui représente environ 10.5% de la flore présente dans le département. Derrière ces 222 espèces se cache une grande diversité de situations. Certaines espèces presque indifférentes aux conditions du milieu sont très communes (observées dans plus de 40% des parcelles échantillonnées) : la renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) ou le gaillet gratteron (Galium aparine). D’autres sont plus localisées dans des conditions écologiques particulières : sur des sols humides (Myosurus minimus), acides (Raphanus raphanistrum) ou au contraire calcaires et très secs (Caucalis platycarpos).
Sur les 188 espèces recensées lors de la campagne de 1968/1976, 67 (soit environ 36%) ne sont plus présentes en 2005/2006, tandis que 34 nouvelles espèces (soit environ 22%) ont fait leur apparition. Seules 121 espèces, soit un peu plus de la moitié (54,5%), sont donc communes aux deux campagnes, et l’évolution de leur statut est très asymétrique avec 47 espèces en régression, 61 espèces stables et seulement 13 espèces en extension...
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