Face aux enjeux économiques, environnementaux, énergétiques et alimentaires actuels, les espèces protéagineuses ont un rôle important à jouer pour construire une agriculture durable et répondre aux attentes de la société.
Leurs graines, riches en protéines de bonne valeur nutritionnelle, peuvent contribuer à réduire la dépendance européenne des élevages à l’égard des importations de tourteaux de soja. Elles peuvent aussi être valorisées par l’alimentation humaine, ou par de nouvelles utilisations. Leur culture intègre des préoccupations de durabilité (diversité dans les rotations, réduction de la fertilisation grâce à la fertilisation symbiotique de l’azote).
Malgré ce potentiel, les surfaces de protéagineux couvrent moins de 3% de la surface agricole arable en Europe à comparer aux 15-25% hors Europe.
Les recherches engagées s’attaquent aux verrous majeurs du développement de ces cultures en mettant en réseau plusieurs disciplines, équipes internationales et en construisant un partenariat étroit avec les professionnels.
Les recherches visent à améliorer la productivité et la rentabilité des variétés et des systèmes de culture, valoriser le bilan environnemental favorable, améliorer et garantir la qualité nutritionnelle des produits, évaluer le potentiel dans les usages non alimentaires.
Le groupe filière protéagineuse de l’INRA développe une approche prospective des enjeux et analyse le dispositif international de recherche afin de proposer des priorités. Il consolide l’interface recherche-partenaires et permet la co-construction des questions de recherche. Contact : gerard.duc@epoisses.inra.fr
Vient de paraître : « La filière protéagineuse, quels défis ? », Editions Quae, isbn 978-2-7592-0072-6. Commande en ligne sur www.quae.com
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